Le livre

Coeur d'argile - David MaltaisLe récit

Samuel rencontre le professeur Bernier, un ancien nomade féru de géologie. Ce dernier possède une intéressante collection de fossiles et de pierres anciennes. Il donne à Samuel une ammonite si fascinante qu’elle l’hypnotise et le précipite dans son monde imaginaire. L’obsession de Samuel l’amène à poursuivre une grande quête pour comprendre sa maladie. Pour y arriver, il se sert de son corps comme d’un laboratoire. Accompagné de personnages réels et imaginaires, il tentera de trouver une sortie dans l’éternelle confrontation entre le bien et le mal.

Principaux arguments de vente.

David Maltais a illustré les démons de sa maladie mentale de magistrale façon. On découvre dans son texte l’opposition perpétuelle entre la réalité et l’univers du schizophrène. Sa capacité à créer des images et à utiliser le langage littéraire pour traduire ses peurs, ses joies et son avancée vers la libération finale est surprenante. Certains passages relèvent d’une vision poétique de son univers torturé. Du grand art !

170 pages – ISBN 978-2-89599-100-7 – Collection Roman, no 27, 16,95 $





La couverture est une toile de l’artiste peintre Kerry Summers.

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6 réflexions au sujet de « Le livre »

  1. bien hâte de lire ce livre, pour essayer de voir plus loin dans la facon de penser de certains êtres humains..et surtout d’y retrouver un certain sens.

    • Puis est-ce qu’il y a des personnes qui ont terminé leur lecture et qui aimerait laisser un commentaire nous aimerions rendre la page active et permettre des échanges merci à l’avance à ceux qui participeront!

  2. J’ai généralement l’habitude de lire un roman de cette taille plutôt rapidement, toutefois pour celui de David ce fut plus long qu’à l’habitude. On pourrait dire que le nombre de qualificatifs employés dans ses descriptions soit des lieux, des choses et de ses ressentis sont par moment lourd et obligent à ralentir le pas pour bien sentir et comprendre le sens de ses mots. L’utilisation à grand volume et extrêmement enveloppé de ces qualificatifs me montre bien l’extrême sensibilité qu’il avait pour son environnement réelle aussi bien que sont monde irréel. On voit l’effet d’amplification par ses souffrances également. Je recommande donc une lecture lente et posé pour pouvoir profiter pleinement de son contenu.
    Merci à David de nous faire vivre par procuration ses voyages dans des univers ténébreux et également lumineux exprimant la dualité et le combat entre les forces du mal et celles de son bonheur recherché qui semblaient inatteignable dans sont état de douleurs permanent d’où sont choix ultime de délivrance qui lui est propre.
    Bonne lecture

  3. Merci Yves d’avoir pris le temps d’en faire une bonne lecture et de partager avec nous cette grande aventure pas toujours facile à suivre.

  4. Une bonne nouvelle la demande de Fondation David Maltais a été envoyé aujourd’hui au registraire grâce à la générosité des gens qui ont donné afin qu’elle puisse être fondé . Merci beaucoup à vous tous de m’accompagner dans cette grande mission qu’est cette cause.

  5. Compte-rendu du livre ‘Coeur d’Argile’ de David Maltais
    (2012, Éditions de la Paix)
    par Dr Ariane Warnant, psychologue au Centre de Santé d’Opitciwan
    Cet article est consacré au livre s’intitulant ‘Coeur d’Argile’ de David Maltais, le fi ls de Janine Perron. Si l’histoire qu’il raconte
    est romancée, elle s’inspire grandement de son parcours de vie fortement marqué par la maladie mentale. De fait, dans la
    première moitié de la vingtaine, une dépression et quelques épisodes psychotiques amènent le corps médical à poser sur lui un
    diagnostic de schizophrénie. Et c’est sa lutte qu’il illustre dans cet ouvrage. On y observe, aussi impuissants que lui, la progression
    inéluctable de la maladie. Celle-ci prend de plus en plus de place dans sa vie et lui laisse de moins en moins de répit. En
    tant que témoins privilégiés, on assiste à son combat au quotidien. Combat qui l’oppose à la raison, aux ennemis qu’il affi rme
    avoir, à une partie de lui qu’il souhaite guérir, à ses proches qui veulent l’aider, etc. Le plus souvent, des périodes de doute ou de
    lucidité alternent avec des moments beaucoup plus sombres et souffrants, au cours desquels il fait face à son monde imaginaire
    débordant. Au début, ces moments diffi ciles sont moins fréquents. Mais, au fi l des pages du roman, ils se font plus envahissants.
    Au contraire, l’espoir qu’il a de s’en sortir suit un chemin inverse. Puisque, plus l’histoire avance et le temps s’écoule, plus sa
    confi ance de vaincre ses maux s’amenuise. S’isolant et se marginalisant de jours en jours, il fi nit par poser le geste fatidique et
    irréversible du suicide. Lui parle à ce sujet de libération et de délivrance, étant donné qu’il juge les symptômes de sa maladie
    inhumains.
    Notons que cet ouvrage est très bien rédigé, l’auteur jonglant avec les mots et la poésie de manière brillante. Ce qui a pour
    inconvénient de rendre son accès ardu pour ceux qui ne sont pas habitués à lire des livres écrits en langage littéraire. Son atout
    majeur, lui, est de nous faire vivre l’expérience de la schizophrénie de l’intérieur. Il a, de fait, choisi de ne rien nous cacher et
    de se montrer à découvert. Pour le temps de la lecture, on a alors l’impression d’être dans sa tête et de partager la profondeur
    de son désarroi face à cet envahissement total. Et l’on ressort de la démarche grandi, mais surtout avec plus de questions que de
    réponses. Merci, David, de nous emmener sur l’un des chemins les plus diffi ciles qu’il soit donné de vivre. Espérons que ton
    manuscrit fera avancer les débats entourant le thème de la maladie mentale, et plus spécifi quement le domaine de la psychose.
    (Article publié dans l’édition juin 2012 de la revue Petapan, volume 8, numéro 6, page 11.)

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